ottobre 11, 2012

La questione sionista ed il Vicino Oriente. – Documentazione tratta dal “Journal de Genève”: b) Cronache dell’anno 1901.

Sinottica di «Geopolitica»
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Mentre valgono le considerazioni generali già fatte per le precedenti fonti documentarie, finora raccolte, e cioè: Vedi Elenco Numerico, pare qui opportuno rilevare ogni volta la casualità e imparzialità con la quale le diverse fonti si aggiungono le une alle altre, animati da una pretesa di completezza, che sappiamo difficile da raggiungere, ma che non ci stancheremo dal perseguire. Il “Journal de Genève” è così presentato nel suo proprio sito: «Fondé par James Fazy, le quotidien suisse paraît le 6 janvier 1826 et son dernier numéro est daté du 28 février 1998. Le quotidien milite dès ses débuts en faveur d’un libéralisme à visage humain. Il plaide pour le suffrage universel et la liberté de la presse. La collection complète représente 550'000 pages imprimées équivalant à 2'000'000 articles». L’archivio svizzero abbraccia 200 anni. Assumendo per questa testata come anno di partenza il 1948, seguiamo un metodo ora diacronico ora sincronico, raccordandolo con quello sincronico generale iniziato dall’anno 1921. Cercheremo di evitare appesantimenti nel Lettore, celandogli le problematiche della ricerca, ma agevolandogli per quanto possibile la navigazione in tutto l’ipertesto.

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LA QUESTIONE SIONISTA
E IL VICINO ORIENTE
Home
tratta dal quotidiano “Journal de Genève”


1901
1882  1900  ↔   1902 1950

Journal de Genève: 1882 - 1883 - 1884 - 1885 - 1886 - 1887 - 1888 - 1889 - 1890 - 1891 - 1892 - 1993 - 1894 - 1895 - 1896 - 1897 - 1898 - 1899 - 1900 - 1901 - 1902 - 1903 - 1904 - 1905 - 1906 - 1907 - 1908 - 1909 - 1910 - 1911 - 1912 - 1913 - 1914 - 1915 - 1916 -1917 - 1918 - 1919 - 1920 - 1921 - 1922 - 1923 - 1924 - 1925 - 1926 - 1927 - 1928 - 1929 - 1930 - 1931 - 1932 - 1933 - 1934 - 1935 - 1936 - 1937 - 1938 - 1939 - 1940 - 1941 - 1942 - 1943 - 1944 - 1945 - 1946 - 1947 - 1948 - 1949 - 1950 - 1951 - 1952 - 1953 - 1954 - 1955 - 1956 - 1957 - 1958 - 1959 - 1960 - 1961 - 1962 - 1963 - 1964 - 1965 - 1966 - 1967 - 1968 - 1969 - 1970 - 1971 - 1972 - 1973 - 1974 - 1975 - 1976 - 1977 - 1978 - 1979 - 1980 - 1981 - 1982 - 1983 - 1984 - 1985 - 1986 - 1987 - 1988 - 1989 - 1990 - 1991 - 1992 - 1993 - 1994 - 1995 - 1996 - 1997 - 1998.


Inizio spoglio: 1948
Sommario: 1901: 1) 29 ottobre: Il sionismo in Svizzera. – 2) 16 dicembre: Il sionismo. – 3)











Cap. 1

Top supra ↑ 29 10 1901 ↓ infra ⇒

Le sionisme en Suisse

Journal de Genève,
29 ottobre 1901, p. 1

Le sionisme en Suisse. Dimanche s’est réunie à Zurich la première assemblée des sionistes suisses sous la présidence des sionistes suisses sous la présidence de M. Joel Weil, de Bâle. On comptait environ 200 assistants. Après un discours de bienvenue du président, M. le Dr Lèwy a rapporté sur la situation générale des juifs et du sionisme en Suisse. Après divers rapports de M. le Dr Pasmanik de Genève, sur l’agitation, du Dr Veit, de Bâle, sur l’organisation, de M. Arnstein, de Bâle, sur la banque coloniale juive, la fondation d’une association suisse de sioniste a été décidée. Le Jüdische Wochenblatt, qui parait actuellement à Zurich, a été désigné come organe officiel. Quelque résolution ont encore été prises concernant l’agitation et la banque coloniale. Des télégrammes ont été adressés à M. le Dr Herzl, à Vienne, et à M. Henri Dunant, à Genève.


Cap. 2

Top supra ↑ 16 12 1901 ↓ infra ⇒

Le sionisme

Journal de Genève,
16 dicembre 1901, p. 1

C’est le 29 décembre que s’ouvrira à Bâle le cinquième congrès sioniste, où des juifs de tous pays se renconteront à nouveau pour discuter la question de la Palestine.

Voici des années que la question juive s’agite; les persecutions en Roumanie, les expulsions en Russie; la croisade de l’antisémitisme prèchée par le pasteur Stöcker; l’affaire Dreyfus enfin, avec tout son cortège, ont attiré l’attention et aussi l’intérèt de beaucoup sur ces millions d’êtres humains dont la race a su, à travers les siècles et malgré tout, garder son autonomie.

De nombreux écrits ont surgi, et pour attaquer les juifs, et pour les défendre, et aussi pour les faire connaitre. A citer parmi ces derniers: l’Histoire des Israelites (1) de Théodore Reinach, histoire navrante et suggestive s’il en fut, et les Juifs de Maurice Bloch, conferences faites à la Société des études juives (2).

Le but principal que semblent poursuivre aujourd’hui les juifs épars dans le monde, c’est avant tout le moyen d’echapper par l’instruction à l’état d’inferiorité où les a maintenus la persécution des peuples civilisés au milieu desquels ils ont vécu. Ces efforts, qui jusqu’ici ont plus ou moins échappé à l’attention générale, sont l’oeuvre de l’Alliance israélite.

L’Alliance israélite, créée à Paris en 1860, a pour but: «de travailler partout à l’émancipation et aux progrès moraux des Israélites; de prêter un appui efficace à ceux qui souffrent pour leur qualité d’Israélites; d’encourager toute publications propre à assurer ce résultat».

C’est l’Alliance israélite qui a contribué à l’établissement des écoles juives dont M. le professeur Montet parlait dernièrement avec admiration dans l’aula de notre Université, dans le rècit de sa mission au Maroc; et des écoles de ce genre se trouvent aussi en Roumanie, en Bulgarie, en Tunisie, jusqu’en Perse.

Quan à la question du sionisme proprement dit, c’est-à-dire la reconstitution du royaume juif et son rétablissement dans son pays d’origine, le dernier congrès l’a laissée en suspens; elle paraît une chimère aux esprit les plus sensés.

Georg Brandès en faisait la semaine dernière l’exposé dans le journal danois Politiken; son opinion sur cette question peut offrir quelque intérét au moment où la cause va se plaider.

«La question du sionisme, dit-il, n’est pas nouvelle, on sait que Fréderic-Guillaume IV y pensa et on connaît la reponse plaisante qu’il reçut du gran banquier Mendelssohn, fils du célèbre philosophe et père du compositeur, auquel il demandait s’il ne se sentait pas attiré par cette idée d’une reconstitution de l’Etat d’Israel: “C’est une idée superbe, répondit le banquier juif, mais dans un Etat de ce genre, je solliciterais le poste d’ambassadeur à Berlin».

Passant en revue les événements des dernières années, qui ont fortifié chez les Juifs la pensée de créer un pays de refuge pour les opprimés de leur nation, Brandès continue:

«Une étincelle vint enflammer les esprits diversement préparés. ce fut en 1894 une brochure: l’Etat juif,du Dr Théodore Herzl, rédacteur au journal viennois: Neue freie Presse, qui est encore le chef du mouvement sioniste. Dans cet écrit, timide essai de développement d’une pensée à peine ébauchée, Herzl ne voyaït pas encore clairement quel pays désigner à la future colonie juive: l’Argentine ou la Palestine. La Palestine, en effet, semblait trop peu fertile pour être cultivée et pour nourrir une population nombreuse. On ne savait pas encore avec quel désir les Juifs de l’Europe occidentale regardaient la contrée où, dans l’antiquité, leur race avait formé un peuple. L’imagination de Herzl s’arrêtait même à des puérilités, il décidait que le drapeau du futur Etat serait blanc avec des étoiles d’or.

«Cependant, l’idée de la reconstitution de l’Etat juif fit de rapides progrès et se présenta bientôt sous la forme d’une colonisation de la Palestine, non chez les princes de la finance, mais dans le prolétariat juif le plus opprimé.

Aussi dans le congrès de Bâle, rabbins et savants, croyants et libres penseurs, bourgeois et artistes se rencontrèrent-ils dans des vues communes; si les grands banquiers s’abstinrent, de partout les juifs pauvres envoyèrent leur obole. Une grande banque coloniale juive est actuellement en pleine activité et la colonisation de la Palestine fait des progrès lents, il est vrai, mais tenaces.

«A l’heure qu’il est, les colonies sont au nombre de 20 (8 en Judée, 11 en Galilée, une en deça du Jourdain); il y a, en outre, 13 domaines (8 en Judée, 5 en Galilée, et 7 propriétés qui n’ont pas encore été mises en culture); 1205 familles, soit 5000 personnes, y sont établies.

«L’une de plus grandes parmi ces colonies est Risioule-Lion (en arabe Ayun-el Hara), qui se trove à une heure et demie de Jaffa. Elle a des écoles de garçons et de filles, un hospital, une maison de réunion avec bibliothèque, salle de lecture et de musique; deux maisons de travail, deux sources utilisées par la vapeur; des vastes étendues où l’on cultive la vigne, l’amandier, l’olivier, l’oranger, enfin, de grands jardins potagers, des pâturages en commun et de bonnes routes.

«A côté de la colonisation, l’éducation par l’école tient à coeur à la population israélite de la Palestine. De bonnes écoles ont été ouvertes à Jaffa; elle absorbent un budget annuel de 19 à 21,000 francs. La rêve de créer des universités à du être abandonné.

L’instruction en langue hébraïque, donnée dans écoles, est très soignée; on y enseigne l’arabe et un peu de français.

«Depuis l’apparition du sionisme, l’étude de l’hébreu est en recrudescence. En 1894, Herzl pénsait que l’anglais serait l’idiòme adopté par l’Etat à venir, mais les juifs des basses classes se sont déclarés énergiquement pour la langue hébraïque, idée inapplicable qui donne cependant au mouvement une certaine empreinte romantique.

«Pour comprendre avec quelle ardeur la pensée d’une colonisation de la Palestine, pour beacoup similaire à celle d’un retour au pays, a été adoptée par les juifs opprimés de Galicie, de Roumanie, de Russie, etc., il faut connaître la misère dans laquelle vivent ces pauvres gens. Elle dépasse tout ce que, dans l’Europe occidentale, on peut imaginer. Le paupérisme des juifs d’Odessa, qui cependant se trouvent parmi les communautés les moins moins malheureuses, peut en donner une idée.»

Suivent des chiffres effrayants sur la mortalité et la misère provenant des tristes conditions de logement et de retribution dérisoire du travail. Vu cet état de choses, on comprend que le degré d’instruction de cette malheureuse population ne soit guère élevé, et les juifs ont encore à lutter contre le mauvais vouloir du gouvernement et les restrictions qui limitent aussi le nombre des élèves juifs dans les établissement d’enseignement supérieur. Pourtant, nous l’avons dit, la situation des juifs d’Odessa est relativement heureuse.

«Qui s’étonnera, continue la critique danois, que les malheureux qui meurent d’inanition ou les persécutés de Roumanie considèrent comme le bonheur suprème l’émigration dans un Etat où ils pourraient vivre libres sous leur propre gouvernement! Aussi n’est-ce pas simplement sous la forme d’une culture de la Palestine que la pensée de la reconstitution du pays juif a préoccupé les esprits.

Voici comment Herzl exposait son idée: les grands banquiers juifs promettraient au sultan de mettre en ordre ses finances; lui, en revanche, céderait la Palestine et, d’accord avec les puissances, reconnaitrait l’indépendance du nouvel Etat. Le fait que les musulmans se sont toujours montrés moins hostiles aux juifs que les chrétiens semblait un encouragement.

Du reste, depuis que, lors du voyage de Guillaume II à Jérusalem, Herzl essaya d’intéresser l’empereur d’Allemagne à la question, et depuis qu’après une audience du sultan le leader du mouvement sioniste a été décoré d’un ordre turc, les revues sionistes (le journal viennois Die Welt, le journal français l’Echo sioniste) ont l’air de mépriser tous les obstacles.

«Il est facile d’admettre que le sultan n’ait rien contre une colonisation de la Palestine et la mise en culture d’un pays en mauvais renom depuis plus d’un millier d’années; encore moins contre le relèvement de ses affaires financières, mais il est improbable que lui ou son successeur cède une province aussi illustre sans y être forcé, et qui l’y forcerait? Même si par impossible il faisait une promesse verbale à ce sujet, quand viendrait le moment de la tenir il mettrait en avant le consentement de ses sujets. Quant aux puissances chrétiennes, on peut croire que si les Lieux Saints étaient déclarés enclave neutre, le fanatisme religieux supporterait mal de voir cette enclave enfermée dans un Etat juif, et celui qui alors prêcherait une nouvelle croisade serait sûr d’être entendu par toute la chrétienté.

«Même si l’on arrivait à écarter les difficultés énoncées, des obstacles d’ordre intime subsisteraient.»

On le voit, Georg Brandès malgré son origine, n’est pas partisan de l’Etat juif.

S’appuyant sur le travaux de divers savants et sur l’opinion de Renan (3), que le judaïsme est une religion mais ne ne signifie pas une race, qu’innombrables sont les éléments non sémitiques introduits dans le peuple qui depuis près de deux mille ans professe la religion juive, l’éminent critique déclare que la pureté de la race juive n’est qu’un mot.

Il déplore que, sans tenir compte de tout ce qui s’est pasé pendant tant d’années, les juifs prétendent encore à être une nation, et qu’une espèce de chauvinisme porte certains Sionistes à traiter de renégats les israélites qui s’incorporent à la qui les admet au rang de citoyens, et à proclamer bien haut que la haine contre les juifs est trop profonde pour s’apaiser jamais.

Puis il termine en espérant que, comme cela se voit si souvent, l’intelligence des choses se montrera plus fort que celle des hommes et que la conséquence réelle du sionisme sera que dans une centaine d’années la Palestine, cultivée comme un jardin et habitée par quelques millions d’hommes, deviendra le refuge de tous ceux que leur lieu de naissance aura repoussés.

D. Plan

(1) Histoire des Israelites depuis la ruine de leur indépendance nationale jusqu’à nous jours, Paris, Hachette, 1901.
(2) Quatre conferences sur les juifs, Paris, Fischbacher, 1901.

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